{"id":13074,"date":"2015-01-26T16:43:45","date_gmt":"2015-01-26T15:43:45","guid":{"rendered":"http:\/\/pn86.noblogs.org\/?p=13074"},"modified":"2015-01-26T16:50:16","modified_gmt":"2015-01-26T15:50:16","slug":"sur-la-victoire-de-syriza-en-grece","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/pn86.noblogs.org\/?p=13074","title":{"rendered":"Sur la victoire de Syriza en Gr\u00e8ce"},"content":{"rendered":"<p><strong>Sur la victoire de Syriza en Gr\u00e8ce<\/strong><\/p>\n<p><em>Syriza a recueilli, ce dimanche 25 janvier 2015, 36% des voix (exprim\u00e9es) en Gr\u00e8ce. Les m\u00e9dias de la gauche institutionnelle se gargarisent de ce \u00ab\u00a0grand espoir\u00a0\u00bb&#8230; de m\u00eame que les m\u00e9dias bourgeois, ce qui para\u00eet tout de m\u00eame louche ! De l&rsquo;extr\u00eame-gauche \u00e0 l&rsquo;extr\u00eame-droite du spectacle politicien hexagonal, les politicard.e.s professionnel.le.s de la lutte des places tirent parti de l&rsquo;\u00e9v\u00e9nement pour se faire inviter sur les plateaux t\u00e9l\u00e9, et nous ass\u00e9ner leur vieille th\u00e9orie \u00e9cul\u00e9e de la \u00ab\u00a0r\u00e9volution citoyenne\u00a0\u00bb \u00ab\u00a0par les urnes\u00a0\u00bb.<\/em><\/p>\n<p><strong>Faut-il se r\u00e9jouir ?<\/strong><\/p>\n<p>Libertaires, n&rsquo;ayant aucune illusion sur le vote repr\u00e9sentatif, nous ne sommes pas sectaires pour autant : si ces r\u00e9sultats conduisaient \u00e0 redonner de l&rsquo;espoir et de la dignit\u00e9 \u00e0 celles et ceux parmi les prol\u00e9taires qui croient encore au vote (il y en a manifestement pas mal encore), et les incitait surtout \u00e0 investir les luttes sociales en cours, nous ne bouderions pas notre joie. Tant mieux si Syriza parvenait \u00e0 faire souffler un peu les millions de Grec.que.s en gal\u00e8re, plong\u00e9e.e.s dans la mis\u00e8re que leur imposent cyniquement les capitalistes et les dirigeants politiques de Gr\u00e8ce et d&rsquo;Europe.<\/p>\n<p>Or h\u00e9las, nous doutons que cet \u00e9v\u00e9nement donne un meilleur environnement aux luttes sociales et aux conditions de vie sinistr\u00e9es des prol\u00e9taires de Gr\u00e8ce et d&rsquo;ailleurs. L&rsquo;arriv\u00e9e au pouvoir de Syriza risque d&rsquo;entra\u00eener des illusions mortelles pour une bonne partie du prol\u00e9tariat, en le d\u00e9tournant des luttes. De fait, les virages du pouvoir \u00e0 gauche dans l&rsquo;histoire fran\u00e7aise n&rsquo;ont gu\u00e8re am\u00e9lior\u00e9 la combativit\u00e9 sociale \u00e0 terme. Bien au contraire, les luttes ont g\u00e9n\u00e9ralement \u00e9t\u00e9 mises sous l&rsquo;\u00e9teignoir par les directions syndicales complices de la bureaucratie partidaire. Les fronts \u00e9lectoralistes meurent dans les urnes, sous l&rsquo;\u00e9chec du r\u00e9formisme de gauche et la reprise en main \u00e9conomiciste de nos affaires. Or en Gr\u00e8ce, nombre de leaders syndicaux sont proches de Syriza.<\/p>\n<p>Le seul fait que les \u00e9ditorialistes de magazines lib\u00e9raux, droitier et financiers eux-m\u00eames se satisfassent autant de la victoire de Syriza devrait nous suffire pour \u00e9mettre une (grosse) r\u00e9serve. Penchons-nous donc un peu sur Syriza&#8230;<\/p>\n<p><strong>Une manoeuvre r\u00e9ussie de la classe dominante<\/strong><\/p>\n<p>Le fait est qu&rsquo;en Gr\u00e8ce, le discr\u00e9dit est total sur la classe politique, quasi-unanimement rejet\u00e9e. La gauche institutionnelle d\u00e9labr\u00e9e du Pasok, qui gouvernait jusque l\u00e0, obtient moins de 5% des suffrages exprim\u00e9s, une claque sans pr\u00e9c\u00e9dent. Les classes dominantes ne sont pas parvenues \u00e0 juguler la col\u00e8re populaire, les gr\u00e8ves se g\u00e9n\u00e9ralisent, des pans entiers de la soci\u00e9t\u00e9 pratiquent l&rsquo;autogestion, s&rsquo;organisent contre les flics, les huissiers et les nervis fascistes. Voil\u00e0 de quoi donner des sueurs froides aux classes poss\u00e9dantes ! Faute de d\u00e9bouch\u00e9s politicards aptes \u00e0 domestiquer la r\u00e9volte, les dirigeants se sont donc r\u00e9solus \u00e0 am\u00e9nager l&rsquo;av\u00e8nement de Syriza au pouvoir, depuis plus d&rsquo;un an. Entre la victoire probable de ce mouvement de gauche pas si m\u00e9chant que \u00e7a, et une r\u00e9volution sociale ou le recours dangereux \u00e0 un coup d&rsquo;\u00e9tat, la bourgeoisie a vite choisi, et s&rsquo;est organis\u00e9e en cons\u00e9quence pour achever de rendre Syriza inoffensif.<\/p>\n<p>Tout d&rsquo;abord, face \u00e0 cette coalition qui mena\u00e7ait de ne plus payer la dette grecque, apr\u00e8s des mois de magouilles et autres tractations les march\u00e9s financiers ont obtenu des gouvernants europ\u00e9ens le rachat massif des dettes souveraines pourries des Etats, qui passent des mains du priv\u00e9 vers le public. La Banque centrale europ\u00e9enne (BCE) a annonc\u00e9 jeudi 22 janvier une historique op\u00e9ration de \u00ab\u00a0quantitative leasing\u00a0\u00bb (QE), \u00e0 hauteur de 1100 milliards\u00a0\u20ac. Histoire de mettre \u00e0 l&rsquo;abri les capitaux en cas de d\u00e9faut grec d&rsquo;une part, et de faire casquer les prolos d&rsquo;autre part. Le tout maquill\u00e9 sous l&rsquo;alibi piteux d&rsquo;une \u00ab\u00a0relance de l&rsquo;activit\u00e9 \u00e9conomique en Europe\u00a0\u00bb. Ce vaste transfert de dettes pourries des Etats, des capitaux priv\u00e9s vers les prol\u00e9taires, issues du sauvetage des march\u00e9s financiers par les Etats suite \u00e0 la crise de 2008, la BCE a mis des ann\u00e9es \u00e0 en reculer l&rsquo;\u00e9ch\u00e9ance. Mais, magie du hasard, \u00e7&rsquo;a \u00e9t\u00e9 emball\u00e9 pes\u00e9 pli\u00e9 trois jours avant les \u00e9lections grecques, alors que Syriza se profilait comme vainqueur assur\u00e9.<\/p>\n<p>Par ailleurs, la bourgeoisie avait d\u00e9j\u00e0 commenc\u00e9, depuis un bon moment d\u00e9j\u00e0, \u00e0 n\u00e9gocier avec la direction de Syriza. Syriza pr\u00e9sente l&rsquo;int\u00e9r\u00eat de ne pas se r\u00e9clamer, contrairement \u00e0 ce qui est \u00e9crit un peu partout, de l&rsquo;anticapitalisme. Syriza n&rsquo;est qu&rsquo;une coalition h\u00e9t\u00e9roclite de gauche, plut\u00f4t \u00e0 droite du front de gauche fran\u00e7ais, s&rsquo;il fallait employer une comparaison. En \u00e9change de la bienveillance des dirigeants \u00e9conomiques et politiques d&rsquo;Europe, Syriza a donn\u00e9 des gages de soumission, en faisant le tri dans sa direction et en bridant s\u00e9v\u00e8rement son opposition de gauche. Au final, les candidats pr\u00e9sent\u00e9s par Syriza aux \u00e9lections \u00e9taient quasiment partout les plus mod\u00e9r\u00e9s et droitiers du mouvement, dont une partie de vieux cro\u00fbtons exfiltr\u00e9s du Pasok, la gauche moisie p\u00e9c\u00e9demment au pouvoir. Une fois \u00e9lu, Syriza continue \u00e0 montrer qu&rsquo;il apprend docilement les petits codes du pouvoir, en d\u00e9clarant son alliance avec un parti de droite r\u00e9ac et souverainiste, pr\u00f4nant de renforcer la traque aux migrant.e.s, d\u00e9non\u00e7ant le \u00ab\u00a0multiculturalisme\u00a0\u00bb et souhaitant le rapprochement avec l&rsquo;Eglise orthodoxe. Ce pan v\u00e9reux du discours souverainiste de gauche, fricotant avec ce genre de nationalisme malsain, rend m\u00eame Syriza sympathique \u00e0 une Marine Le Pen en France, c&rsquo;est dire le confusionnisme politique &#8211; qui ne touche h\u00e9las pas que Syriza en Europe, suivez nos regards !<\/p>\n<p>Surtout, en recentrant son discours politique aux accents initialement offensifs, Syriza a r\u00e9duit son v\u00e9h\u00e9ment programme \u00e0 une peau de chagrin. Alexis Tsipras, autrefois boud\u00e9 par les partis de la gauche institutionnelle europ\u00e9enne, est aujourd&rsquo;hui devenu leur coqueluche. Il y a de quoi, puisqu&rsquo;il se contente d\u00e9sormais de vagues propositions n\u00e9o-keyn\u00e9siennes, bien \u00e9loign\u00e9es de ses saillies gauchistes pass\u00e9es. Ainsi, il n&rsquo;est plus question de sortie de la zone euro, ni d&rsquo;annuler la dette. Le voici \u00ab\u00a0p<em>r\u00eat \u00e0 n\u00e9gocier avec nos cr\u00e9anciers sur une solution mutuellement acceptable\u00a0\u00bb, <\/em>c&rsquo;est-\u00e0-dire le r\u00e9\u00e9chelonnement de la dette. Tout est dans ce \u00ab\u00a0<em>mutuellement<\/em>\u00ab\u00a0&#8230; En ce qui concerne le salaire minimum, l\u2019un des principaux points du programme initial, il est d\u00e9sormais question d\u2019une mise en \u0153uvre progressive, ben voyons. Quant \u00e0 revenir sur la l\u00e9gislation sociale bris\u00e9e par les partis pr\u00e9c\u00e9demment au pouvoir (licenciements massifs l\u00e9galis\u00e9s, dur\u00e9e du travail hebdomadaire explos\u00e9e, heures suppl\u00e9mentaires non pay\u00e9es, n\u00e9gociations collectives en charpie), une sage timidit\u00e9 pr\u00e9vaut d\u00e9sormais, avec un appel \u00e0 ren\u00e9gocier tout \u00e7a. Voil\u00e0 qui ne mange pas de pain. Quant \u00e0 la lutte des habitant.e.s de Halkidiki contre le monstrueux projet d&rsquo;exploitation de mines d\u2019or par la compagnie \u00ab\u00a0Eldorado Gold\u00a0\u00bb, il d\u00e9clare beno\u00eetement que \u00ab <em>la loi sera appliqu\u00e9e <\/em>\u00bb et que \u00ab <em>les contrats seront examin\u00e9s <\/em>\u00bb. Quel courage politique ! Enfin, en ce qui concerne la r\u00e9int\u00e9gration des milliers de travailleur.euse.s du secteur public licenci\u00e9.e.s, ainsi que la remise en cause du Taiped, organisme g\u00e9rant toutes les privatisations sous l&rsquo;injonction des cr\u00e9anciers de la Gr\u00e8ce (touchant des entreprises publiques, des plages, des montagnes, des for\u00eats) et provoquant des licenciements de masse, Syriza d\u00e9clare : \u00ab <em>nous allons \u00e9tudier la l\u00e9galit\u00e9 de ce qui s\u2019est pass\u00e9. <\/em>\u00bb Tremble Phynance, ton heure est venue !<\/p>\n<p><strong>Les lendemains qui d\u00e9chantent<\/strong><\/p>\n<p>Br\u00e8fle. Les r\u00e9actions quasi-unanimes des classes dirigeantes europ\u00e9ennes et de leurs m\u00e9dias aux ordres, saluant la victoire de Syriza, montrent assez que la manoeuvre a r\u00e9ussi, et les satisfait. En France, on peut reconna\u00eetre \u00e0 ce sacr\u00e9 Jean-Marc Sylvestre une certaine franchise. Il se r\u00e9jouit de l&rsquo;\u00e9lection de Syriza, car son \u00e9chec programm\u00e9 va selon lui montrer \u00e0 toute la gauche contestataire qu&rsquo;il n&rsquo;y a pas d&rsquo;autre solution possible que l&rsquo;application des mesures d&rsquo;aust\u00e9rit\u00e9. Il est certain que le programme initial \u00ab\u00a0anti-aust\u00e9rit\u00e9\u00a0\u00bb de Syriza, ne sortant absolument pas du cadre capitaliste, va s&rsquo;av\u00e9rer impossible \u00e0 mettre en oeuvre. Syriza se contentera de jouer son petit r\u00f4le d&rsquo;interlocuteur international pour n\u00e9gocier et r\u00e9\u00e9chelonner la \u00ab\u00a0dette\u00a0\u00bb impos\u00e9e aux Grecs. Ce qui contribuera \u00e0 discr\u00e9diter non seulement les \u00e2neries de la gauche keyn\u00e9sienne (nous ne nous en plaindrons certes pas), mais aussi, plus largement, les discours alternatifs \u00e0 l&rsquo;id\u00e9ologie autoritariste et \u00e9conomiciste de l&rsquo;organisation sociale. Cette hypoth\u00e8se s&rsquo;est confirm\u00e9e lorsque les m\u00e9dias bourgeois proclamaient unanimement, apr\u00e8s la victoire de Syriza, le triomphe de la gauche \u00ab\u00a0radicale\u00a0\u00bb, \u00ab\u00a0r\u00e9volutionnaire\u00a0\u00bb, \u00ab\u00a0anticapitaliste\u00a0\u00bb, ce que Syriza n&rsquo;est \u00e9videmment pas.[1] A travers l&rsquo;\u00e9chec et les d\u00e9sillusions programm\u00e9s de Syriza, les classes dirigeantes veulent discr\u00e9diter dans les m\u00e9dias tout anticapitalisme r\u00e9el et cons\u00e9quent, et nous plonger dans la r\u00e9signation totale \u00e0 leur diktat. Elles oublient juste que pour nombre d&rsquo;entre nous, la lutte politique ne se joue plus dans le spectacle m\u00e9diatique, mais dans nos vies r\u00e9elles.<\/p>\n<p><strong>L&rsquo;alternative au capitalisme ne peut qu&rsquo;\u00eatre r\u00e9volutionnaire<\/strong><\/p>\n<p>La gestion politique du capitalisme, par essence in\u00e9galitaire et autoritaire, quels que soient les atours de \u00ab\u00a0gauche\u00a0\u00bb dont se parent ses tenants, ne peut conduire qu&rsquo;aux d\u00e9sillusions. Avec la victoire de Syriza, la bourgeoisie qui flippait (et flippe encore) pr\u00e9voit d\u00e9j\u00e0 l&rsquo;\u00e9tape prochaine. Partout en Europe, elle s&rsquo;oriente vers une gestion autoritariste de la soci\u00e9t\u00e9, en forme d&rsquo;occupation polici\u00e8re renforc\u00e9e de l&rsquo;espace social, de nouveaux dispositifs l\u00e9gislatifs liberticides au nom de la \u00ab\u00a0lutte antiterroriste\u00a0\u00bb, de mise au pas des espaces de lutte dans et hors le monde du travail. Nous n&rsquo;en sommes pas encore au \u00ab\u00a0fascisme\u00a0\u00bb, sinon nous ne pourrions m\u00eame pas r\u00e9diger cet article, mais il est grand temps de reprendre un temps d&rsquo;avance sur nos adversaires de classe, qui ne cessent de montrer qu&rsquo;ils sont bel et bien organis\u00e9s. Les dirigeants font feu de tout bois pour accro\u00eetre la r\u00e9pression tous azimuts des pauvres et des r\u00e9volt\u00e9.e.s.<\/p>\n<p>Pour en revenir \u00e0 la Gr\u00e8ce, contrairement \u00e0 ce que le spectacle m\u00e9diatique pr\u00e9tend, la victoire de Syriza ne fait pas l&rsquo;unanimit\u00e9 chez les militant.e.s, bien loin de l\u00e0. Nos camarades anarchistes, tr\u00e8s pr\u00e9sents en Gr\u00e8ce dans les mouvements sociaux, ont appel\u00e9 \u00e0 une gr\u00e8ve du vote. Force est de constater que, dans un pays o\u00f9 l&rsquo;abstention est interdite, conduisant \u00e0 des difficult\u00e9s pour l&rsquo;obtention de papiers (passeport, permis de conduire), l&rsquo;abstention reste impressionnante pour ces \u00e9lections grecques pourtant surm\u00e9diatis\u00e9es, s&rsquo;\u00e9levant \u00e0 36 %. Soit bien plus d&rsquo;abstentionnistes que de personnes votant Syriza&#8230; c&rsquo;est \u00e9trange, les m\u00e9dias en parlent peu.<\/p>\n<p>Et pour cause. Il s&rsquo;agit de taire le fait historique incontournable, que les conqu\u00eates des droits et des libert\u00e9s sont le r\u00e9sultat, aujourd&rsquo;hui comme hier, des luttes autonomes des opprim\u00e9.e.s. Des alternatives de vie et de luttes existent d\u00e9j\u00e0 en nombre \u00e0 travers toute la Gr\u00e8ce, mais aussi en France, en Europe, dans le monde. Ce sont elles qui changent le rapport de force, loin du spectacle m\u00e9diatique et politicien. Pour nous redonner la patate, voyons ou revoyons le film documentaire \u00ab\u00a0Ne vivons plus comme des esclaves\u00a0\u00bb, qui pr\u00e9sente les t\u00e9moignages de nombreux.ses camarades grec.que.s mettant en place des alternatives de vie et de lutte r\u00e9elles et efficientes, r\u00e9sistant \u00e0 la guerre que nous m\u00e8nent les capitalistes. Puis mieux encore : \u00e9teignons nos \u00e9crans, et retroussons-nous les manches.<\/p>\n<p><em>Pavillon Noir, 26 janvier 2015<\/em><\/p>\n<p><em>[1] Le parti grec se pr\u00e9tendant \u00ab\u00a0anticapitaliste\u00a0\u00bb (lol) et se pr\u00e9sentant aux \u00e9lections grecques \u00e9tait Antarsya&#8230; et n&rsquo;a fait que 1%.<\/em><\/p>\n<p><em>[2] Visible par exemple sur youtube : <\/em><a href=\"http:\/\/youtu.be\/rpqk24qvoR4\"><em>http:\/\/youtu.be\/rpqk24qvoR4<\/em><\/a><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Sur la victoire de Syriza en Gr\u00e8ce Syriza a recueilli, ce dimanche 25 janvier 2015, 36% des voix (exprim\u00e9es) en Gr\u00e8ce. 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